banniere

A propos de
Melo-and-co

image_perso
bienvenue dans la dimension z de l'univers des blogs. vous êtes devant la mare croupie qui constitue ma vie. vous voulez pécher les inquiétants amphibiens qui y ont élu domicile? jeter des cailloux à la surface? faire un pique-nique à coté? faites donc, faites donc...mais ne vous risquez pas dans l'eau saumâtre, qui sait ce qui dort dans les profondeurs de la mare?

Afficher mon profil complet

Les derniers Billets


Derniers commentaires


Catégories



A voir aussi ;)


Créé le 28/06/2007
50 Articles.
137 Commentaires.
25881 Pages visitées.

visiteurs uniques



Attendrissements momentanés

J'ai longtemps rêvé de toi, sentant derrière chaque bonheur que je connaissais ta caresse. Oh ma Déesse, mon ange, toi qui contient tout ce qu'il y a pu avoir de bon en moi, comment t'exprimer tout ce que tu es pour moi? C'est ton visage qui s'illumine d'un sourire quand en pleine nuit j'ouvre à demi mes paupières encore emplies du rêve ou je te retrouve, ton étreinte céleste qui me donne souvent envie de me taire et de ne plus rien entendre, ta bouche que j'aimerais gouter encore et encore. Combien de noms ne t' ais-je pas donné pour les murmurer sans interruptions du soir au matin? Combien de rendez-vous, de promenades de diners ou de soirées en ta compagnie n'ai je pas imaginé?

Longtemps je t'ai cherché dans la foule bigarrée des femmes qui peuplent ce rocher qu'on appelle la terre. Certaines avaient en elles comme des éclats fugaces de toi, qui disparaissaient bien vite dans ce tourbillon d'expressions et de grimaces qui constituent leurs masques. L'une avait une seconde une parcelle de l'éclat stellaire de tes yeux, l'autre secouait un instant sa chevelure à ta manière. Ton rire était l'écho de celui de l'inconnue que j'observais furtivement, tandis que ta démarche étais singée par la passante coquette qui me croisait sans me regarder.

Et ses ressemblances passagères me laissaient sans voix, même si l'émerveillement qu'elles me causaient était vite brisé par la déception forcée que me causait le masque suivant. Je passais mon chemin, les larmes aux yeux, le cœur saignant de milles plaies amères.

Te croyant traitresse, j'ai essayé de vivre sans toi. J'ai moi aussi appris à porter un masque et à faire des pleurs des autres ma nourriture. J'ai fait de la haine mon moteur, du verbe mon arme et de la douleur mon plaisir. Pour contrôler jusqu'à mes rêves qui ne pouvaient aller que vers toi, j'ai placé devant mes yeux à chaque éveil le symbole de ce qui était pour moi la seule façon de survivre. J'ai été jusqu'à souhaiter renier mon humanité pour être pleinement capable d'atteindre les buts que je m'étais fixés.

Mais sous le masque, je souffre toujours de ton absence, même si j'ai essayé de t'oublier. A quoi bon combattre pour changer le monde s'il est vidé de tout ce qui a du prix à mes yeux? Me voila écartelé à nouveau entre deux situation insupportables: si j'abandonne les buts que je me suis fixé et décide de mener une vie sans historie, je sais pertinemment que tu en seras absente et ne peux me résoudre passer toute ma vie avec un masque. Si je me bats, je devrais me débarrasser de tout le bien que tu m'as donné pour devenir un être à la fois plus et moins qu' humain.

Aussi étrange que cela puisse paraitre, je préfère la seconde solution. Elle a l'avantage d'être plus rapide, et de toute manières, si personne n'agît, il sera bientôt impossible de continuer de rêver et de vivre pour moi et ceux que j'aime. Notre système veut coller nos masques sur nos visages et remplir nos cranes de mensonges. Comment pourrais alors continuer à t'aimer comme je le fais.

Peu à peu, je te confie ce que tu m'as donné, tout ce qui fait que j'ai été, parfois, heureux. Prends en soin, avant que je te retrouve, quand cette guerre sera terminée pour moi.

Je t'aime