J'ai longtemps rêvé de toi, sentant derrière chaque bonheur que je connaissais ta caresse. Oh ma Déesse, mon ange, toi qui contient tout ce qu'il y a pu avoir de bon en moi, comment t'exprimer tout ce que tu es pour moi? C'est ton visage qui s'illumine d'un sourire quand en pleine nuit j'ouvre à demi mes paupières encore emplies du rêve ou je te retrouve, ton étreinte céleste qui me donne souvent envie de me taire et de ne plus rien entendre, ta bouche que j'aimerais gouter encore et encore. Combien de noms ne t' ais-je pas donné pour les murmurer sans interruptions du soir au matin? Combien de rendez-vous, de promenades de diners ou de soirées en ta compagnie n'ai je pas imaginé?
Longtemps je t'ai cherché dans la foule bigarrée des femmes qui peuplent ce rocher qu'on appelle la terre. Certaines avaient en elles comme des éclats fugaces de toi, qui disparaissaient bien vite dans ce tourbillon d'expressions et de grimaces qui constituent leurs masques. L'une avait une seconde une parcelle de l'éclat stellaire de tes yeux, l'autre secouait un instant sa chevelure à ta manière. Ton rire était l'écho de celui de l'inconnue que j'observais furtivement, tandis que ta démarche étais singée par la passante coquette qui me croisait sans me regarder.
Et ses ressemblances passagères me laissaient sans voix, même si l'émerveillement qu'elles me causaient était vite brisé par la déception forcée que me causait le masque suivant. Je passais mon chemin, les larmes aux yeux, le cœur saignant de milles plaies amères.
Te croyant traitresse, j'ai essayé de vivre sans toi. J'ai moi aussi appris à porter un masque et à faire des pleurs des autres ma nourriture. J'ai fait de la haine mon moteur, du verbe mon arme et de la douleur mon plaisir. Pour contrôler jusqu'à mes rêves qui ne pouvaient aller que vers toi, j'ai placé devant mes yeux à chaque éveil le symbole de ce qui était pour moi la seule façon de survivre. J'ai été jusqu'à souhaiter renier mon humanité pour être pleinement capable d'atteindre les buts que je m'étais fixés.
Mais sous le masque, je souffre toujours de ton absence, même si j'ai essayé de t'oublier. A quoi bon combattre pour changer le monde s'il est vidé de tout ce qui a du prix à mes yeux? Me voila écartelé à nouveau entre deux situation insupportables: si j'abandonne les buts que je me suis fixé et décide de mener une vie sans historie, je sais pertinemment que tu en seras absente et ne peux me résoudre passer toute ma vie avec un masque. Si je me bats, je devrais me débarrasser de tout le bien que tu m'as donné pour devenir un être à la fois plus et moins qu' humain.
Aussi étrange que cela puisse paraitre, je préfère la seconde solution. Elle a l'avantage d'être plus rapide, et de toute manières, si personne n'agît, il sera bientôt impossible de continuer de rêver et de vivre pour moi et ceux que j'aime. Notre système veut coller nos masques sur nos visages et remplir nos cranes de mensonges. Comment pourrais alors continuer à t'aimer comme je le fais.
Peu à peu, je te confie ce que tu m'as donné, tout ce qui fait que j'ai été, parfois, heureux. Prends en soin, avant que je te retrouve, quand cette guerre sera terminée pour moi.
Je t'aime
Noka le 15/11/2008 à 21h13
Et à qui donc alors se destine cette magnifique déclaration passionnée?
Mr Melo le 16/11/2008 à 20h22
Là est justement tout le problème...
Noka le 17/11/2008 à 21h50
Et pq c'est un problème?
Mister P le 23/11/2008 à 23h43
Le problème c'est qu'il semblerait que la mièvrerie active de cette déclaration pathétique fasse fuir la demoiselle. Du coup notre cher auteur se vautre encore allègrement dans le pathos dont il semble terriblement coutumier (de façon lassante d'ailleurs) et mêlant grandes envolées inutiles à l'emploi de mots compliqués qui rendent le tout ridicule... l'apparent besoin de se faire mousser et de verser dans ce qu'on croit être du Romantisme (au sens littéraire du terme) ou du Gothisme Romantique gâche définitivement une plume qui pourrait être intéressante.
Noka le 26/11/2008 à 15h38
Je suis tout à fait d'accord avec le commentaire précédent: trop de fioritures dans ce texte qui mériterait un peu d'aération face à un style qui n'est pourtant pas mal.
Lope Le Long (LLL) le 25/01/2009 à 19h21
Hé ! Ton est mort ou quoi ? Continues, glandeur de terminale =)
Carc le fier le 28/02/2009 à 00h17
Vendre un regret... Bien, lanceons nous. Je vais même en vendre plusieurs tiens.
- Je regrette, ô grand archonte du verbe malmené, que tu n'aies pas compris le pathétique ridicule de ta pitoyable prose.
- Je regrette, vénérable incarnation de la médiocrité littéraire, de ne pas connaitre la demoiselle à laquelle cet étron délicieux était destiné et qui doit, à l'heure qu'il est, vulgairement rire de toi et t'imaginer avec un canard en plastique posé sur le couvre chef.
- Je dois aussi me confesser de mon regret, cher trésor caché du verbe international béni par Rael et Charles Manson en personne, que je ne connaisse point en réalité la petite créature étrange que tu dois être pour te caresser, te dorloter, t'apprendre à écrire ou alors tout bêtement eructer d'un petit rire mesquin.
Cela dit, moi aussi je t'aime. J'ai toujours aimé les guignols usant du pathos comme s'il s'agissait de pécul. Sisi, ils me rappellent que la terre est ronde.