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Melo-and-co

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bienvenue dans la dimension z de l'univers des blogs. vous êtes devant la mare croupie qui constitue ma vie. vous voulez pécher les inquiétants amphibiens qui y ont élu domicile? jeter des cailloux à la surface? faire un pique-nique à coté? faites donc, faites donc...mais ne vous risquez pas dans l'eau saumâtre, qui sait ce qui dort dans les profondeurs de la mare?

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Créé le 28/06/2007
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Attendrissements momentanés

J'ai longtemps rêvé de toi, sentant derrière chaque bonheur que je connaissais ta caresse. Oh ma Déesse, mon ange, toi qui contient tout ce qu'il y a pu avoir de bon en moi, comment t'exprimer tout ce que tu es pour moi? C'est ton visage qui s'illumine d'un sourire quand en pleine nuit j'ouvre à demi mes paupières encore emplies du rêve ou je te retrouve, ton étreinte céleste qui me donne souvent envie de me taire et de ne plus rien entendre, ta bouche que j'aimerais gouter encore et encore. Combien de noms ne t' ais-je pas donné pour les murmurer sans interruptions du soir au matin? Combien de rendez-vous, de promenades de diners ou de soirées en ta compagnie n'ai je pas imaginé?

Longtemps je t'ai cherché dans la foule bigarrée des femmes qui peuplent ce rocher qu'on appelle la terre. Certaines avaient en elles comme des éclats fugaces de toi, qui disparaissaient bien vite dans ce tourbillon d'expressions et de grimaces qui constituent leurs masques. L'une avait une seconde une parcelle de l'éclat stellaire de tes yeux, l'autre secouait un instant sa chevelure à ta manière. Ton rire était l'écho de celui de l'inconnue que j'observais furtivement, tandis que ta démarche étais singée par la passante coquette qui me croisait sans me regarder.

Et ses ressemblances passagères me laissaient sans voix, même si l'émerveillement qu'elles me causaient était vite brisé par la déception forcée que me causait le masque suivant. Je passais mon chemin, les larmes aux yeux, le cœur saignant de milles plaies amères.

Te croyant traitresse, j'ai essayé de vivre sans toi. J'ai moi aussi appris à porter un masque et à faire des pleurs des autres ma nourriture. J'ai fait de la haine mon moteur, du verbe mon arme et de la douleur mon plaisir. Pour contrôler jusqu'à mes rêves qui ne pouvaient aller que vers toi, j'ai placé devant mes yeux à chaque éveil le symbole de ce qui était pour moi la seule façon de survivre. J'ai été jusqu'à souhaiter renier mon humanité pour être pleinement capable d'atteindre les buts que je m'étais fixés.

Mais sous le masque, je souffre toujours de ton absence, même si j'ai essayé de t'oublier. A quoi bon combattre pour changer le monde s'il est vidé de tout ce qui a du prix à mes yeux? Me voila écartelé à nouveau entre deux situation insupportables: si j'abandonne les buts que je me suis fixé et décide de mener une vie sans historie, je sais pertinemment que tu en seras absente et ne peux me résoudre passer toute ma vie avec un masque. Si je me bats, je devrais me débarrasser de tout le bien que tu m'as donné pour devenir un être à la fois plus et moins qu' humain.

Aussi étrange que cela puisse paraitre, je préfère la seconde solution. Elle a l'avantage d'être plus rapide, et de toute manières, si personne n'agît, il sera bientôt impossible de continuer de rêver et de vivre pour moi et ceux que j'aime. Notre système veut coller nos masques sur nos visages et remplir nos cranes de mensonges. Comment pourrais alors continuer à t'aimer comme je le fais.

Peu à peu, je te confie ce que tu m'as donné, tout ce qui fait que j'ai été, parfois, heureux. Prends en soin, avant que je te retrouve, quand cette guerre sera terminée pour moi.

Je t'aime

Bribes chromées

Bribes chromées
Chers lecteurs
Je me consacre actuellement à plusieurs projets ne pouvant pour diverses raisons apparaître sur ce site. je m'excuse tout de même de mon absence ces derniers mois.
Voici donc un petit avant gout de mon travail actuel, accompagné de vieilles photos retouchées avec Paint.

C'est étonnant de constater à quel point la mémoire est un objet éthéré, qui part en fumée au moindre choc. l'hématome psychologique que me cause les injustes suspicions visant à me faire endosser un rôle absurde a effacé de mon esprit des visages,des combinaisons de nombres ou même des pans entiers de ma propre existence. Impossible à présent de me remémorer le code PIN de mon téléphone, l'opinion que j'ai à propos des actes de telle ou telle personne ou la fin d'un de mes films favoris.

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L'esprit encore secoué de l'érosion brutale et aléatoire de mes souvenirs, je vais me coucher, tandis que dehors l'orage et le vent se chamaillent à qui mieux mieux. Étrange conséquence! Il semble que la roche arrachée à ma mémoire n'a pas disparu. Au cours de la nuit, cett e substance mystérieuse dont est constituée la mémoire se resolidifie en un rêve ébouriffant. La vieille maxime de Lavoisier s'appliquerait-elle dans le domaine psychique, les corps constitutifs de ma mémoire, de mes rêves, de ma pensée ou même de mes fantasmes seraient-ils régis par les mêmes lois que les espèces chimiques de Mendeleïev? De quoi est donc constitué cet autre qui est moi et dont je m'occupe?

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Le Lendemain matin, après quelques heures passées dans l'éttonement provoqué par cetet transformation miraculeuse, je suis de nouveau frappé de stupeur quand je prends soudain conscience que non seulement la nouvelle formation rocheuse constituée dans ma mémoire par le rêve de cette nuit est toujours présente, mais encore que l'ancien massif que je croyais érodé est toujours présent et accessible à mon entendement? l'hématome moral n'a donc pas transformé des souvenirs préexistants en un nouvel objet onirique, il l'a bel et bien créé à partir du néant. Ce que j'avais pris sur le moment pour une destruction, puis pour une banale transformation, n'était qu'un bouleversement passager dans mes archives, de la même façon que, dans une bibliothèque, de nouveaux ouvrages s'ajoutent aux précédents, le classement dans son ensemble est bouleversé. C'est fou. Impossible de fixer des lois générales pour cette matière si subtile qu'est l'esprit, pourtant la base de notre compréhension de l'univers, des autres et de nous même. Ce qui d'après moi aurait du être nocif et destructeur s'est ensuite révélé absolument fécond. Sans vouloir rendre ma pensée entièrement dynamique, ce qui m'empêcherait de continuer à vivre, je pense que ce genre d'impulsion est salutaire. C'est d'ailleurs en lui que je puise l'énergie nécessaire pour écrire et qui porte toute ma phraséologie, si pauvre soit-elle.

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Macabre réverie

Parfois l'adolescence a des reflets mortuaires
On soupçonne quelquefois une fatigue future
Une ride à venir sur les fronts les plus purs
Les jeunes gens souvent semblent sortis de bière

Chacun porterait donc sa fin comme bannière
Pour qui sait déchiffrer parmi nos attitudes
Les signes à venir de nos décrépitudes
Les fêtes juvéniles seraient des ossuaires

J'ai par trop contemplé ces germes de déchéance
Ces visions morbides sont pour moi une souffrance
Qui souvent me poursuit jusqu'au bout de la nuit

Mais comment m'arracher aux prophéties terribles
Fatales, délicieuses, peu importe la cible
De rêveries macabres je suis souvent empli




PS: Mon ordinateur tardant à être réparé, je ne peux pour l'instant vous montrer mes lettres nordiques. Voici un petit sonnet, pour patienter.


La vie suit son cours

Mr Melodram


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